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— Réflexion sur… —

Plaidoyer pour un secteur philanthropique performant

Les organisations du secteur philanthropique font ponctuellement l’objet de critiques liées à leurs frais de gestion et nombre de donateurs scrutent ensuite chacun des organismes qu’ils appuient pour évaluer leur performance sous ce seul critère. 

À nos yeux, ce débat s’avère tout à fait sain et démontre le rôle de plus en plus crucial joué par nos organismes pour répondre aux multiples besoins de notre société. Toutefois, nous estimons chez BNP que la performance d’un organisme ne doit pas être évaluée uniquement en fonction de ce critère.

 

L’importance d’investir dans son propre développement

Nous sommes quelquefois déconcertés de constater la vision à court terme des administrateurs de nos organismes, qui sont souvent des gestionnaires chevronnés de leurs propres organisations, et qui refusent d’investir dans la création de nouveaux programmes ou d’opérations de développement de nouveaux créneaux de donateurs. Aucune entreprise ne peut survivre à long terme si elle n’investit pas dans la recherche et le développement et ces administrateurs comprennent très bien l’importance de cette notion pour leurs propres organisations. Pourquoi alors plusieurs ne considèrent-ils pas ces notions lorsqu’il s’agit de prendre des décisions pour un organisme philanthropique? Probablement que nous devons développer davantage notre argumentaire à ce chapitre et conscientiser les membres des conseils d’administration de l’importance d’investir en philanthropie pour des résultats à court, moyen et long termes. Or, la R et D en philanthropie s’exprime justement par des investissements dans le déploiement de nouveaux programmes ou d’opérations de développement de nouveaux créneaux de donateurs.

Dans le cadre de ce débat, les dirigeants de trois organisations américaines qui jouent un rôle de premier plan dans le secteur philanthropique - GuideStar, Charity Navigator et BBB Wise Giving Alliance - ont publié une lettre ouverte destinée aux donateurs et intitulée The Overhead Myth. Dans cette publication, les auteurs mettent précisément en garde les donateurs quant au fait de limiter l’évaluation de la performance d’un organisme sur la faiblesse de ce seul critère des frais de gestion. Ils sont plutôt d’avis qu’il faut prendre en compte d’autres facteurs tels que la transparence, la gouvernance, le leadership et les résultats.

 

Des critères de qualité et de performance propres au secteur philanthropique

Nous croyons essentiel que les acteurs du secteur philanthropique au Québec et au Canada connaissent mieux comment ils performent et qu’ils jouent adéquatement leur rôle pour améliorer cette performance. Le secteur privé a développé ses propres normes ISO, pourquoi le secteur philanthropique ne ferait-il pas de même? C’est pourquoi BNP a notamment recommandé aux organismes de souscrire aux normes proposées par Imagine Canada ou celles du Bureau de normalisation du Québec (BNQ). De plus, en réponse à ces préoccupations, BNP a également développé un service de diagnostic organisationnel comportant une évaluation de la gouvernance, du fonctionnement et de la performance des organismes en utilisant des données comparatives avec d’autres organisations du même secteur. De cette façon, nous pouvons recommander des mesures concrètes pour améliorer le fonctionnement et la performance de nos clients.

Il nous apparait très important que le secteur philanthropique puisse lui-même développer ses propres critères de performance avant que des observateurs de l’externe ne viennent juger celle-ci sous la lorgnette limitative d’un seul critère tel que le pourcentage des frais de gestion.

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