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Portrait de notre gagnante de la Bourse Jean Robert Nolet, Lily Serreau !

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Le 28 juin dernier, l'équipe de BNP Performance philanthropique a eu le plaisir de  dévoiler le nom de la gagnante de la Bourse Jean Robert Nolet 2019, Lily Serreau.  Elle suivra le cours en ligne Dons majeurs et planifiés : diversifier vos stratégies de collecte de fonds à l'Université de Montréal. Pour souligner son implication depuis plus de 10 ans en philanthropie, nous vous  proposons de découvrir en détails ses réalisations ainsi que ses sources de  motivation et d'inspiration.

 

1. Quelle est la phrase qui décrit le mieux la philanthropie, selon vous ?

La force des dons (en temps ou en argent) d’une communauté (au service d’une « cause »).

 

2. Comment « vivez-vous » la philanthropie ?

Depuis 10 ans, je m’investis en philanthropie comme employée, consultante, bénévole d’affaires et donatrice. Professionnelle des communications et du  recrutement de cadres et dirigeants, je mets ces compétences au service des fondations et organismes de bienfaisance.  

Au fur et à mesure des années, mon intérêt pour le secteur a été croissant. Il tient d’une « histoire de famille » : mon père, ma mère, ma grand-mère et mon frère aîné ont été ou sont impliqués en philanthropie pour des causes  diverses (Banque Alimentaire de France, Médecins sans Frontières, SIDACTION, Fondation de France, Vaincre la mucoviscidose, WIZO (organisation internationale des femmes sionistes  pour l’éducation et le développement des femmes et des enfants). Ils m’inspirent par leurs valeurs et leurs choix personnels et professionnels.

Enfin, le partenariat que j’ai conclu avec EMA Partners Montréal/ Raymond Recherche de cadres depuis maintenant plus de 5 ans me permet d’être la coresponsable du secteur de recherche de cadres et dirigeants en philanthropie. Mes autres expériences sont à titre de responsable du marketing et des communications auprès des donateurs à la Fondation HEC Montréal (2013-2017), et de membre de comité pour le compte de diverses et prestigieuses organisations du domaine philanthropique : les YMCA du Québec (activité sportive et inclusion sociale), Leucan (santé des enfants), Femmessor Montréal (entrepreneuriat féminin), Fondation HEC Montréal (éducation supérieure) et Réseau-Femmes Colombie-Britannique (féminisme économique). Ces expériences témoignent de mon engagement envers des causes chères à mon cœur : la santé, l’éducation, les femmes et leurs enfants.

De 2015 à 2017, j’ai fait des dons de plus de 2000$ à la Fondation de HEC Montréal, engagement philanthropique que j’ai honoré en 2018. La Fondation est importante à mes yeux. HEC Montréal reste mon plus cher alma mater.

 

3. Quelles sont vos prochaines ambitions philanthropiques ?

Je souhaite y contribuer en tant que professionnelle dans le milieu. Ma double culture, francophone catholique par mon père et juive du côté de ma mère, constitue une réelle force dans ce secteur en perpétuelle évolution. En effet, je me renseigne continuellement via des lectures, des rencontres et des conférences pour comprendre les deux mentalités et cultures philanthropiques.

Fondatrice de la firme Olam[1] Marketing, un projet de cœur, relié à mon histoire familiale, je souhaite faire évoluer le secteur de la philanthropique francophone en m’inspirant des meilleures pratiques que les autres communautés culturelles ont à nous offrir. Au Québec, notre retard francophone en dons planifiés est un défi stimulant que je souhaite relever en me professionnalisant par des formations dans le domaine. Celles-ci vont m’apporter la crédibilité nécessaire pour le développement et la croissance de ma pratique.

Enfin, depuis quelques mois, je souhaite qu’Olam Marketing aide les dirigeants et les gestionnaires des fondations et OBNL du domaine des arts (musique, littérature, théâtre) dans la recherche de financement et de donateurs privés, le recrutement d’un personnel talentueux, l’acquisition de leurs talents et le soutien à leurs communications stratégiques. Mon développement d’affaires est donc dirigé dans ce sens.

 

4. Quelle serait votre plus belle réalisation philanthropique ?

De 2013 à 2017, j’ai pu être responsable des communications avec les donateurs au sein la Fondation HEC Montréal. J’ai, d’ailleurs, réalisé mes classes dans cette école de la philanthropie francophone. Accompagnée de directeurs et d’employés chevronnés, nous avons mis en place des projets novateurs (rapports annuels interactifs, refonte des sites en mode Agile, implantation de logiciels de collecte de fonds, stratégie de marketing numérique, communication bilingue du programme de dons planifiés) au profit des étudiants et de la recherche universitaire.   

Une de mes plus belles réalisations a été l’organisation en équipe du Relais HEC Montréal.  120 participants, étudiants, professeurs et diplômés de HEC, ont parcouru dans le cadre d’une course à relais en équipe, les 250 km entre Québec et Montréal en 24 heures. Il s’agissait d’un défi d’organisation et de communication que nous avons relevé avec peu de ressources en obtenant des résultats incroyables. Outre l’expérience humaine enrichissante, le montant de la collecte de fonds a plus que triplé lors de cette troisième édition atteignant près de 100 000 $ en dons afin de soutenir les étudiants en difficultés financières, soucieux de poursuivre leur formation universitaire, et pour soutenir divers projets de l'École.

 

5. Quel message aimeriez-vous faire passer à nos lecteurs ?

Dans le cadre d’une carrière en philanthropie, je dirai qu’il faut … oser ! Oser explorer sa personnalité, faire un travail d’introspection et déterminer les causes qui nous passionnent ou génèrent en nous un fort intérêt.  Également, il ne faut pas hésiter à dépasser le stade de la réflexion et à s’inscrire dans l’action en créant ou en façonnant nos futures opportunités d’emploi ou de bénévolat.

Oser demande le courage d’aller jusqu’au bout de ses projets malgré la pression sociétale ou les résistances familiales. En effet, en 2017, à 30 ans, j’ai quitté mon poste permanent à la Fondation HEC Montréal pour partir étudier et vivre à Tel-Aviv. Séduite par l’écosystème entrepreneurial et la volonté de découvrir une partie de mes racines familiales, je souhaitais aussi apprendre une nouvelle culture et une nouvelle langue, l’hébreu. Le projet n’a pas fait l’unanimité auprès de ma famille sachant que je quittais la sécurité professionnelle à Montréal pour un avenir incertain en Israël.

À cet âge, mes parents pensaient que j’allais enfin me « poser » et fonder une famille ! Pour financer le projet, je me suis mise à 100% à mon compte en retravaillant notamment avec Raymond Recherche de cadres/ EMA Partners Montréal et New York pour des mandats de recherche de gestionnaires et de dirigeants en philanthropie. Ma liberté reliée à mon statut de travailleuse autonome m’a permis de réaliser mon premier projet, soit de parler, de travailler et de vivre à Tel-Aviv au même titre qu’une locale. 

De fil en aiguille, j’ai poursuivi mes actions entrepreneuriales en créant Olam Marketing. En 2018, j’ai investi mon temps et mon argent en travaillant sur le développement de la firme (outils marketing, aspects juridiques, développement d’affaires, etc.) et en louant un bureau au hub entrepreneurial Urban Place à Tel-Aviv. En parallèle, j’ai travaillé comme responsable du marketing digital et de la logistique pour l’organisation Toast Tel-Aviv, une communauté de professionnels des affaires et du high-tech dont la mission est d’exceller dans la prise de parole en public.  

Avec le recul, la réalisation de mon projet international et la création de ma firme constituent un véritable tremplin : la maitrise d’une troisième langue et le goût pour l’apprentissage de matières ardues, la découverte d’un nouvel écosystème entrepreneurial et d’une nouvelle culture. Je développe mon réseau d’affaires à l’international et fait de nombreuses rencontres enrichissantes avec des experts internationaux du milieu philanthropique. Qui plus est, ce choix de vie m’a amené à développer de plus grandes qualités interpersonnelles (maturité, négociation, résistance au stress) et des compétences en droit de contrats et en comptabilité.

 

[1] Tikun Olam, signifie, en hébreu, la réparation du monde (littéralement : létaken du verbe réparer et olam du nom monde). Chaque juif, qu’il soit religieux au non, doit se renseigner sur les raisons pour lesquelles nous sommes interconnectés en tant qu’humains et comment s’investir à réparer le monde par diverses actions philanthropiques.

 

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